géopolitique et informations internationales
Alors que le cessez-le-feu tient toujours dans le Golfe, un accord vient d'être conclus concernant le Liban ce dont on ne peut que se féliciter pour les populations locales . Satisfaction aussi pour les dirigeants européens qui se disent qu'ils vont pouvoir se concentrer de nouveau sur leur véritable objectif : la guerre contre la Russie .
Les importantes frappes russes de la nuit de mercredi à jeudi : 659 drones, 44 missiles (les Kiéviens prétendent avoir abattu 636 drones et 31 missiles, avec de tels résultats on se demande bien pourquoi ils réclament toujours plus de missiles anti aériens ?) ont suscité un tollé : le président du Conseil européen, le socialiste Antonio da Costa "une nouvelle attaque atroce", même Donald Trump y est allé de son grain de sel en les qualifiant de "terribles" beau culot pour quelqu'un qui avait promis de ramener l'Iran à l'âge de pierre . Il est vrai qu'il y a eu malheureusement 19 tués et plus d'une centaine de civils blessés, mais on n'a pas entendu de tels hurlement des dirigeants européens à propos des frappes israéliennes sur le Liban (plus de 350 morts en une seule journée), alors qu'Israël a envahi le territoire libanais, où sont les sanctions européennes ? Comme d'habitude le deux poids deux mesures .
Les dirigeants européens se remettent en ordre de bataille . A peine Viktor Orban battu aux élections hongroise et alors que son successeur n'est pas encore officiellement investi, des envoyés de l'UE rencontrent aujourd'hui des membres de l'équipe de Peter Magyar pour être certain qu'il va bien obéir aux diktats de l'UE parce que si Magyar n'est pas Orban, il est quand même conservateur ce qui pour les dirigeants de l'UE sent le soufre . Alors si Budapest veut recevoir les fonds de l'UE qui lui sont destinés (au moins 18 milliards d'euros) il va lui falloir accepter un certain nombre de choses : d'abord le déblocage du "prêt" de 90 milliards d'euros à Kiev (dont 60 milliards destinés aux besoins militaires), autre sujet d'importance à régler : les droits des personnes LGBTQ+, on voit les priorités de l'UE ! Bien sûr tant que Budapest n'aura pris concrètement des mesures, les fonds de l'UE ne lui seront pas versé, chantage typiquement mafieux .
En outre, sous le prétexte de renforcer la défense de l'Europe, on pousse les productions militaires pour nourrir la guerre contre la Russie . Les Britanniques ont promis pour cette année de fournir 120 000 drones à Kiev, cela alors que la Royal Navy est dans un état déplorable : sur les 25 navires de guerre qui lui restent, 2 destroyers sur 3 sont opérationnels, c'est aussi le cas de 5 frégates sur 7, d'1 porte-avions sur 2, d'1 seul des 6 sous-marins nucléaires d'attaques, quant aux SNLE sur les 4 un est en maintenance permanente . Quant aux Pays Bas, ce sont 248 millions d'euros qu'ils vont investir pour la production de drones en faveur de Kiev .
Le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius a visité les fabricants français d'armement accompagné par la ministre française des Armées et par le ministre délégué chargé de l'Europe Benjamin Haddad (ex patron de l'Atlantic Council pour l'Europe) bien sûr tous les fabricants ont promis d'augmenter leurs productions, on a ainsi appris que Safran qui fabrique les bombes planantes A2SM a quadruplé sa production depuis 2022 atteignant ainsi 1200 exemplaires en 2025, rappelons que le régime de Paris s'était engagé à en fournir 50 par mois à Kiev .
Mais le régime de Paris lutte de tous les côtés, les membres de l'association humanitaire SOS Donbass sont toujours emprisonnés depuis le mois de novembre dernier, 7 Moldaves qui avaient peint des cercueils avec la mention "soldats français en Ukraine" ont été condamné à de lourdes amendes, encore l'ont ils échappé belle car le procureur avait réclamé la prison pour "participation à une entreprise de démoralisation de l'armée en vue de nuire à la défense nationale", un délit qui n'avait plus été appliqué depuis la guerre d'Algérie . Et Macron veut aller plus loin, en vue des prochaines élections il entend mettre en place un dispositif pour protéger les élections des "ingérences étrangères" car la Russie "achète en période électorale des millions de faux comptes", il faudra aussi "réguler la parole sur les réseaux sociaux" .
Ainsi, chaque jour, un peu plus, les dirigeants européens poussent les feux de la guerre contre la Russie .